Contexte historique de l’armistice du 11 novembre 1918
À une période de profondes tensions en Europe, sera assassiné, à Sarajevo en Bosnie Herzégovine, l'archiduc François Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, par un étudiant serbe. Cet événement servira ainsi de prétexte pour l'Autriche-Hongrie qui déclarera la guerre à la Serbie le mois suivant, ouvrant la voie au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Cette Grande Guerre marquée par sa violence, durera quatre longues années, de 1914 à 1918, provoquant près d’une dizaine de millions de morts.
En 1918, les troupes sont épuisées, les pays sont endettés et le bilan humain est lourd. L’Allemagne, principale nation adverse de l’Alliance (France, Angleterre et Italie) n’a plus la force de se battre et accepte le 11 novembre de cette même année de signer un accord mettant fin au combat et aux hostilités: l’armistice. C’est après plusieurs jours de négociation qu’est ainsi signé l’armistice à 5h15 du matin par des diplomates allemands et des généraux des États de la Triple Alliance dans un wagon-restaurant à Rethondes.
L’armistice du 11 novembre 1918 arrête immédiatement les combats mettant fin à la Première Guerre mondiale. Les soldats peuvent enfin rentrer chez eux, et les pays commencent à se reconstruire après quatre longues années de destruction. L’Allemagne doit retirer ses troupes et accepter des conditions strictes qui seront confirmées plus tard dans le traité de Versailles. Cet événement marque aussi le début d’une période de paix en Europe et devient un jour important de mémoire.
La commémoration, essentielle pour transmettre l’histoire aux jeunes générations
Ce mardi 11 novembre 2025 marque le 107ème anniversaire de la signature de cette convention. L’événement est commémoré chaque année dans différentes nations du globe afin d’honorer les soldats morts pour leur patrie. Nous pouvons citer la cérémonie de commémoration organisée à Alger, par l’Ambassade de France. Pour cet anniversaire, l’Ambassade a réuni diplomates, invités ainsi que des élèves des classes de 3ème SI et de CM2 du LIAD, accompagnés par leurs professeurs Madame Chabou, Madame Ouali, Monsieur Oulmane ainsi que par Monsieur Berachategui et Monsieur Tremblot de La Croix
Les personnes conviées se sont rendues au cimetière Saint-Eugène pour rendre hommage aux soldats morts pendant la Première Guerre mondiale durant une minute de silence marquée par sa solennité. S’en est suivi un discours poignant de l'ambassadeur d’Allemagne et du consul général de France en Algérie en l’honneur de ces martyrs de la guerre, dont les tombes ont été décorées par des gerbes de fleurs. La garde républicaine algérienne était également présente et a transmis ses honneurs. La cérémonie s’est conclue par une réception à la résidence de l’ambassadeur de France, où se sont retrouvés les invités.
La présence de représentants de différents pays allant de ceux concernés par cette guerre, à d’autres comme le Danemark et le Japon, mais également à celle d’élèves du LIAD montre l'importance de cette commémoration qui réunit aujourd’hui nations autrefois ennemies, et personnes de tout âge. “Nous sommes très chanceux et reconnaissants de pouvoir assister à cette cérémonie”, affirme un élève en 3ème SI, “nous étudions la Première Guerre mondiale en ce moment en histoire, mais il y a des choses sur les lesquelles on s’attarde moins, comme l’importance de l’armistice et ce qu’elle représente encore aujourd’hui.”
Ce témoignage illustre de l’importance de continuer à rendre hommage aux martyrs et à commémorer ce jour qui a ramené la paix en Europe après quatre années de combat. Le rôle d’événements comme celui organisé chaque année par l’Ambassade française en Algérie en invitant des élèves, est de transmettre l’histoire aux générations suivantes pour ne jamais oublier ce que représente le 11 novembre 1918.
Rédacteurs : Malik Soufi, Mya Lamri